Stéphane talbot

Le végétal pour écriture. Le contact du végétal, des arbres, de leurs formes, l’émotion qu’ils produisent dans l’entremêlement de leurs essences, leurs imbrications de masses, de ponctuations de branchages génèrent en moi un langage. Ma peinture est structurée de cette architecture, de sa narration. Elle s’inscrit dans la filiation de Pierre Bonnard pour la couleur, de Willem de Kooning pour l’énergie et de Cy Twombly pour l’écriture. Elle exprime par la ligne, le geste et la surface une multitude de signes et de signifiants qui ripent, râpent souvent comme des lapsus, comme des jeux de mots ou d’esprit qui échappent et se transforment. Devenant abstraction, cette écriture informelle interroge, comme une recherche de langage… Comme… lorsque nous sommes à la quête d’une définition dans le dictionnaire. Souvent cela nous renvoie à la recherche de la définition d’un autre mot, dont la signification nous renvoie à une autre définition qui renvoie à une autre signification… sans fin, jusqu’à former une suite de mots, une variation de sens formant un langage. Mon travail s’inscrit dans cette proposition de lecture. Stéphane Talbot . Mars 2024.